• Vous l'attendiez avec impatience, la voilà enfin !

    Nous sommes heureux de vous présenter la remarquable conférence de Damien Carême, conférence qui restera gravée dans la mémoire de celles et ceux venus assister à cette belle rencontre, le soir du 14 novembre au Carré du Perche.

    A l'issu d'un débat dense, riche et enthousiasmant, la soirée s'est prolongée par une séance de dédicace qui a durée jusqu'à minuit.

    Le livre de Damien Carême  "On ne peut rien contre la volonté d'un homme" a été largement plébiscité.

    La volonté citoyenne, notre volonté à tous est plus que jamais indispensable pour entreprendre la nécessaire transition écologique et sociale


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  • Après le succès de la conférence donnée par Hubert Reeves en 2018 à Mortagne-au-Perche, c’est Damien Carême, maire de Grande-Synthe (59) que l’association Perche Avenir Environnement a choisi d’inviter en partenariat avec l’Association Mortagne en Transition.
    Il sera ici question de son retour d’expérience d’élu de terrain - après 3 mandats successifs. Il exposera sa vision d’un autre modèle de « vivre ensemble » axé vers la préservation de l’environnement, de la biodiversité, de la santé et de la qualité de vie dans le Nord Pas-de-Calais. Il reviendra concrètement sur les mises en oeuvre efficaces qui ont permis de repenser au niveau de sa commune les manières de produire de l’énergie, de cultiver, de se déplacer, de se loger, de se chauffer, de se nourrir, de consommer...
    Il expliquera en quoi ce modèle de développement a permis d’apporter des réponses à la population dans le respect de la justice sociale et du débat démocratique.

    Jeudi 14 novembre 2019 à 20 heures
    au Carré du Perche à Mortagne-au-Perche
    entrée libre dans la limite des places disponibles. Participation libre

    Un événement organisé par Perche Avenir Environnement et Mortagne en transition avec le soutien de la ville de Mortagne-au-Perche

     

    La transition écologique et sociale, ils l’ont fait ! Pourquoi pas nous ?


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    Non, et c’est bien normal. En effet, c’est un herbicide utilisé d’octobre à mars depuis 3 ans par les « céréaliers » et les « patatiers ». Il remplace l’« isoproturon » interdit depuis 2017. Un article paru dans Médiapart, daté du 30-07-2019, de Solenne Durox, permet de faire le point sur cette molécule très volatile, de plus en plus utilisée à l’automne : les ventes ont été multipliées par 4 de 2011 à 2017. La dangerosité de ce pesticide est au moins aussi préoccupante que le glyphosate de par sa volatilité : on peut en retrouver à plus de 3 km à la ronde de son lieu d’épandage.

     

    La grande volatilité du prosulfocarbe l’a fait se déployer largement au-delà des limites attendues et a contaminé, entre autres, de nombreuses cultures bio. Malgré des haies conséquentes, le produit s’envole jusqu’à 3 km, et plus, de sa zone d’épandage. Les productions de pommes bio peuvent être déclassées ou aussi rendues impropres à la consommation. Ce ne sont pas seulement les producteurs qui sont touchés, mais n’importe quel habitant qui fait pousser dans son espace de verdure des arbres fruitiers, un jardin potager. Il ne suffit pas de laver ou éplucher ses fruits et légumes, ils sont contaminés dans la masse !! D’ailleurs que penser du lait récolté de vaches qui broutent si paisiblement une herbe aussi polluée ?

     

    Ces effets ont été mis en évidence en 2016, lors de contrôles inopinés par l’entreprise VERITAS (organisme certificateur officiel). Les résultats ont révélé la présence de prosulfocarbe. Les récoltes de pommes biologiques ne peuvent être vendues et la certification bio est suspendue. L’IFPC (Institut Français des Producteurs Cidricoles) lance une étude sur l’ensemble du territoire français, à l’automne 2017 : 60 producteurs de pommes à cidre (dont 50 % en bio) acceptent de faire analyser leurs pommes. « 76 % des lots testés contiennent du prosulfocarbe de manière quantifiable et dépassent même la quantité maximale de résidus ».

     

    En 2018, la situation reste préoccupante ; sur 33 analyses de vergers à cidre (bio ou conventionnel) effectuées dans la zone grand ouest de la France, 69 % des lots étaient positifs au prosulfocarbe dont 18 % jugés non commercialisables. Vus les résultats de contamination, l’ANSES (Agence National de SEcurité Sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail) a modifié les conditions d’utilisation du prosulfocarbe :

    - maintien de l’obligation d’utiliser un dispositif homologué pour limiter la dérive de pulvérisation, pour les applications d’automne, afin de limiter la contamination des cultures non cibles,

    - pour les cultures non cibles situées à moins de 500 m de la parcelle traitée, ne pas appliquer de produits avant la récolte de ces cultures,

    - pour les cultures situées entre 500 m et 1 km de la parcelle traitée, ne pas appliquer de produit avant la récolte de ces cultures ou en cas d’impossibilité, n’intervenir que le matin avant 9 h ou le soir après 18 h (en condition de température faible et d’hygrométrie élevée).

    Ces dispositions entrent en vigueur le 4 octobre 2018.

     

    Dans le cas où les cultures non cibles ne seraient pas récoltées avant la date limite d’application du prosulfocarbe, il convient de revoir sa stratégie de désherbage en appliquant un programme de désherbage sans prosulfocarbe.

     

    Pour la saison d’automne 2019, l’ANSES ne s’est pas encore prononcée.

     

    En juin 2019, le député du Morbihan, Hervé Pellois, demande à la direction de l’ANSES de restreindre l’usage de cet herbicide. D’autres élus bretons comme Christine Prunaud, sénatrice des Côtes d’Armor, Jean-Charles Larsonneur, député du Finistère ont saisi le gouvernement sur la dangerosité du prosulfocarbe et le sénateur Joël Labbé, en question au gouvernement, publiée le 28-07-2019 demande une suspension de l’autorisation de mise sur le marché du prosulfocarbe.

     

    Les producteurs de la filière cidricole suggèrent l’interdiction de l’utilisation de produits à base de prosulfocarbe pendant les récoltes de fruits à cidre, c’est-à-dire du 1er septembre au 31 décembre de chaque année.

     

    Fin janvier 2019, une dizaine de députés ont interpellé le ministre de l’agriculture sur la contamination aérienne par le prosulfocarbe qui peut aller sur toutes les cultures, tant chez les professionnels que chez les particuliers.

     

    Des chercheurs de l’INRA (Institut National de Recherche en Agriculture) ont mis en évidence l’effet cocktail de différentes molécules. Leurs études montrent qu’une exposition orale chronique à plusieurs pesticides, même à faible dose entraîne des perturbations métaboliques.

     

    Dans notre région du Perche, il est produit, par les professionnels, environ 200 000 bouteilles de cidre par an et 250 000 litres de jus de pommes destinés en grande partie à la consommation des enfants. De plus, les particuliers du Perche ont l’opportunité de transformer en jus leurs propres pommes grâce à l’association la « Reinette Verte ». Ce qui représente 100 000 litres de jus pour la consommation familiale.

     

    Particuliers, consommateurs, jardiniers, membres d’associations pour la protection de l’environnement, nous nous questionnons sur la contamination de nos vergers, de nos jardins, de l’herbe que broutent les vaches, de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons.

     

    Nous espérons que l’ANSES prenne des décisions conformes au respect de la santé publique. Un pesticide peut en cacher tellement d’autres….

     

    Annexes

    Cultures non cibles : fruitières (pommes, poires), légumières (mâche, cresson des fontaines, épinard, roquettes, jeunes pousses), aromatiques (cerfeuil, coriandre, livèche, menthe, persil, thym), médicinales (artichaut, bardane, piloselle, cardon, chicorée, mélisse, radis noir, sauge officinale).

     

    Produits à base de prosulfocarbe : arcade, auros, boiler 800 ec, daiko, datamar, defi, defi major, fidox 800 ec, filon ev, minarix, roxy 800 ec, spow, spow major.

     

    Sources :

    Message réglementaire de l’ANSES du 04-10- 2018.

    Articles de Médiapart du 30-07-2019

    Article de Médiapart du 30-07-2019

     

    Vous êtes invités à une conférence de presse au sujet des désherbants à base de prosulfocarbe. Cette molécule étant très volatile, tout le monde est concerné.

     

    Vous êtes attendus au verger du Boistier à Préaux du Perche (61340) le 16 septembre prochain à 14h30.

     

    Cordialement.

     

    Un collectif informel : producteurs de cidre et de jus de pommes, particuliers et professionnels, des consommateurs inquiets, l’association Perche Avenir Environnement.

     

     


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  • Enfin, enfin, la vidéo tant attendue pour toutes celles et ceux qui préfèrent le blog à Facebook : la formidable conférence donnée par Hubert Reeves à Mortagne, à l'invitation de PAE. 


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