• EAU : Quand s’arrêtera la politique de l’autruche ?

    Tous les rapports et études démontrent qu’il est grand temps que la politique environnementale s’investisse dans une véritable préservation de nos ressources en eau.

    minusrouge.gif   Le Commissariat Général au Développement Durable « Coûts des principales pollutions agricoles de l’eau »

    minusrouge.gif   L'Autorité environnementale du Conseil général de l'environnement et du développement durable qui a donné son avis sur le programme d'action national relatif à l'application de la directive nitrates

    minusrouge.gif   La Cour des comptes dans son rapport public annuel 2010, le chapitre consacré à la gestion durable de l’eau
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    Depuis sa création il ya plus de dix ans, Perche Avenir Environnement (PAE) préconise une prévention aux coûteuses solutions curatives et dénonce les impacts d'une agriculture productiviste au détriment d'une agriculture respectueuse de l'environnement et de la santé.

    En feignant d’ignorer que le changement du monde agricole est aujourd'hui nécessaire, l’Etat ne parvient qu’à opposer les Français les uns contre les autres alors qu’une autre agriculture est possible si l’Etat veut bien se tourner vers l’avenir des hommes et de leur environnement.

     

    Aujourd’hui le constat des institutions  donnent malheureusement raison à nos actions de sensibilisations :

    Le Commissariat Général au Développement Durable estime que le traitement de l'eau pour éliminer les excédents de rejets polluants agricoles coûterait au moins 54 milliards d'euros par an.

    Le rapport de la Cour des comptes pointe du doigt le modèle français et la responsabilité de l’Etat qui n’est pas parvenu faute de volonté politique et de dispositifs, à susciter le mouvement de transformation qui s’impose à l’agriculture selon le Grenelle 1.

    Cette même Cour dit aussi « les résultats décevants constatés sur les nitrates comme sur les pollutions par les produits phytosanitaires trouvent en grande partie leur origine dans une insuffisante volonté de l’Etat, aux niveaux communautaire et national, de remettre en cause des pratiques agricoles durablement marquées par l’encouragement au productivisme et le choix d’une agriculture intensive ».

    Chargées de l’eau potables, les agences de l’eau privilégient des actions curatives 1,8 fois supérieurs à des actions préventives. « Sur 2007 et 2008, les agences de l’eau ont engagé 144 millions d’euros au titre de la lutte contre la pollution agricole alors qu’elles n’ont encaissé qu’environ 11 millions d’euros de redevance de pollution des agriculteurs ». À savoir que via la facture d’eau potable, le consommateur domestique, c’est-à-dire les ménages financent majoritairement cette redevance pollution.

    L’impact des pollutions agricoles sur la facture d’eau génèrent « des dépenses supplémentaires annuelles au minimum comprises entre 640 et 1 140 millions d’euros, soit de 6,6 % à 11,8 % de la facture d’eau des ménages français »

     

    La défaillance de l’action répressive à l’égard des pollueurs est quasi nulle. La Cour a constaté qu’au « total, 26 % des contrôles réalisés par les services de l’Etat donnent lieu à une réponse administrative ou pénale, mais seuls 1 % conduisent à une sanction ».

     

    En 2009, ce laxisme a valu pour la France d’être mise en demeure pour mauvaise application de la directive nitrates.
    Le contentieux communautaire vise notamment des périodes d'interdiction jugées trop courtes et un trop grand nombre de dérogations accordées sans base scientifique explicitée concernant le calendrier d’interdiction d’épandage. Mais également un équilibre de la fertilisation azotée mal transposé et dont le contrôle est jugé impossible. Des normes de rejet d'azote par animal, sous-évaluées pour toutes les espèces animales, en particulier les vaches laitières et des conditions d'épandage, trop laxistes sur des sols en pente, gelés ou couverts de neige, ainsi que des distances par rapport aux cours d'eau.

     

     

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  • Commentaires

    1
    PICARD JEAN-pAUL
    Lundi 31 Décembre 2012 à 16:27

    Félicitations sincères pour ce texte en çnsistant également sur les pesticides.

    Mais qu'en est-il dans le Perche?

    Question: comment peut-on être le " Leader de l' Europe" quand on ne fait pas appliquer dans son propre pays les réglements et sanctions financières de l' Union Européenne ?

    Bien amicalement, JPP

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