• Non aux boues d’Achères dans Le Perche !

    Le Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne (S.I.A.A.P.) a déposé une demande auprès du Préfet d'Eure-et-Loir en vue d'obtenir l'extension du périmètre d'épandage agricole sur le territoire du département des boues issues de la station d'épuration d'Achères (78).

    Ce projet, concerne 85 communes dont 9 correspondent aux limites de l’agrément de Perche Avenir Environnement, qui a fait part de son avis au Préfet d’Eure et Loir.

    Sur ce projet très préoccupant pour l’environnement et la santé publique du Perche eurélien, PAE insiste vivement sur la très forte vulnérabilité de la ressource en eau de ce territoire, au demeurant déjà trop soumis aux pressions de l’agriculture et des élevages intensifs ainsi que l’ont monté notamment les études préalables à l’élaboration du SAGE de la Vallée de l’Huisne.

    Il n’est donc pas acceptable non seulement d’accroître les pollutions existantes mais en outre d’en rajouter de nature chimique différente et aux risques graves pour la santé publique pour ce qui concerne les eaux d’alimentation humaine.

    Il n’est donc pas suffisant de se limiter à exclure les parcelles situées sur des périmètres de protection des captages d’eau d’alimentation ; d’autant plus que la majorité des périmètres de protection éloignée n’ont pas encore été définis ce qui ne constitue donc pas, même à ce niveau, une mesure de protection suffisante.

    Il faut tenir compte également de la nature du sol et du sous-sol, et de la présence de fortes pentes caractéristiques des collines du Perche, des bords des nombreux cours d’eau et des nombreuses zones humides. L’ensemble de cet état contre-indique absolument des épandages supplémentaires.

    Il est d’ailleurs très surprenant que le dossier ne comporte pas l’avis d’un hydrogéologue agréé.

    Enfin, nous contestons une nouvelle fois la pertinence des analyses définies par l’arrêté interministériel de 1998 quant à leur nombre et surtout leurs valeurs limites autorisées, ces seuils étant en France inférieurs à ceux d’autres pays européens sans raison scientifique démontrée.

    Au plan de la protection de la santé publique, ces normes et leur mode de calcul ne sont donc pas scientifiquement adaptés aux risques. Les recherches scientifiques ne sont malheureusement pas suffisamment développées, et notamment les recherches épidémiologiques, pour permettre de disposer de normes significatives.

    Et sur ce plan, la première recommandation de la Commission d’enquête n’est même pas un palliatif rassurant car les plaintes éventuelles des riverains relatives aux conséquences des épandages sur leur santé ne peuvent être qu’à long terme, donc avec un effet trop tardif pour être d’un effet préventif efficace par arrêt des épandages incriminés.

    Les risques sur la santé justifient amplement l’application du principe de précaution du fait de la nature des effluents d’une mégapole comme l’Ile de France.

    D’autant que le caractère obsolète de la Station d’épuration d’Achères est réel ne serait-ce que par le fait que les réseaux d’eaux usées ne sont pas tous séparatifs.


    En conclusion, et pour tous les motifs évoqués ci-dessus, nous appuyons avec insistance l’avis défavorable du Parc Naturel Régional du Perche et réclamons l’application du principe de précaution et des dispositions de la Charte Nationale de l’environnement en demandant de retirer du projet de plan d’épandage, l’ensemble des parcelles des 9 communes du Perche, alors que la Commission d’enquête propose d’en retirer environ 210 Ha sur un total de 287,50 Ha. 

    Au nom des adhérents de notre association et des percherons concernés, j’ai donc l’honneur de vous proposer, Monsieur le Préfet, de bien vouloir refuser la totalité du projet sur le territoire du Perche.

     

    Docteur Jean-Paul PICARD
    Médecin Général de Santé Publique Honoraire

     

    Le projet concerne notamment 9 communes correspondant aux limites de l’agrément de Perche Avenir Environnement :
    Brunelles, Coudreceau, Frétigny, La Loupe, Marolle les Buis, Montireau, St Denis d’Authou, St Eliph et St Victor de Buthon.

    Frétigny et St Denis d’Authou sont concernées par la « directive nitrates », qui vise la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole. L’application nationale de cette directive se concrétise par la désignation de zones dites « zones vulnérables ».

    Dans ces secteurs, les eaux présentent une teneur en nitrate approchant ou dépassant le seuil de 50 mg/l et/ou ont tendance à l’eutrophisation. Dans chaque zone vulnérable, un programme d’action est défini. Il constitue le principal outil réglementaire disponible pour maîtriser la pollution des eaux par les nitrates.

    minusrouge.gif 4e programme d’action à mettre en œuvre en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole.

    minusrouge.gif Carte Eure et Loir des communes en zone vulnérable et zone sensible.

     

    D'autres mécontents :

    Blognaute.fr : La préfecture du Cher a estimé que ce fertilisant venu de la station d'épuration francilienne ne présentait pas de danger. Ce choix a suscité la colère des élus, associations et simples citoyens mobilisés contre depuis des mois…

    La Nouvelle république : ... ces boues d’Achères particulièrement nocives, fortement chargées en métaux lourds sont également porteuses d’autres produits dangereux, qui ne sont pas systématiquement recherchés... 

    Les Amis du Bochet : ... des analyses sont effectuées chaque semaine (ou presque) sur les nouveaux lots produits. On s’aperçoit que cette production est d’une qualité toute relative....

    Communiqué d'associations : Le projet de plan d’épandage des boues d’Achères ne prend en compte aucun des critères qui viseraient à améliorer, au moins à maintenir, la qualité des sols et de l’eau. Il vise à régulariser une opération commerciale....

    L'Echo Républicain : C’est dans le Perche, notamment par l’avis défavorable au projet rendu par le Parc naturel régional que la résistance aux boues d’Achères s’est faite la plus vive dans un premier temps.

    Le collectif de lutte contre l'épandage des boues d'Achères (78) qui regroupe :

    - Les Amis de la Borne,
    - Ensemble, Association laïque et solidaire de Mérié
    - Nature 18
    - RESPA, Rassemblement Protection Environnement St Palais et Alentour
    - ASMRCN, Association pour la Sauvegarde du Milieu Rural en Cher Nord
    - AVEC, Association de Veille Environnementale du Cher

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  • Commentaires

    1
    Samedi 6 Mars 2010 à 15:47

    Le collectif de lutte contre l'épandage des boues d'Achères (78) qui regroupe :

     - Les Amis de la Borne
     - Ensemble, Association laïque et solidaire de Mérié
     - Nature 18
     - RESPA, Rassemblement Protection Environnement St Palais  et Alentour
     - ASMRCN, Association pour la Sauvegarde du Milieu Rural en Cher Nord

     - AVEC, Association de Veille Environnementale du Cher

    Communique:

     " L' Association de Veille Environnementale du Cher, s'opposant par tous les moyens légaux à l'Arrêté Préfectoral N° 2009-1-326 du 6 février 2009 autorisant le S.I.A.A.P. à épandre des boues et compost de boues sur 5 000 Ha du département du Cher, vient de déposer auprès du Tribunal Administratif d'Orléans le lundi 1er mars 2010 un référé en suspension auprès du Tribunal Administratif d'Orléans.

    L'audience est fixée au 24 mars à 9h30.

    L'association a également déposé un dossier en annulation de cet arrêté auprès de ce même tribunal. "

    2
    Jeudi 25 Mars 2010 à 08:20

    Le SIAAP un service de l’état ? Tout porte à le croire.

    Hier était saisi d'une demande en référé suspensif de l'Arrêté Préfectoral autorisant l'épandage des boues de la station d'épuration du SIAAP à  Achères (78), sur la requête de l'Association environnementale du Cher (AVEC), représentant le collectif des associations anti boues du SIAAP.

    Face au pétitionnaire et du Président Monsieur Mesognon, point de Préfet, point d’avocat de la préfecture...que le défenseur du SIAAP...

    Surprise, devant les arguments, convaincants, de Maître Delphine Liebeaux, du cabinet Genesis, Maître London annonce que le SIAAP a suspendu son projet durant toute l'année 2009 et se prépare à le suspendre un peu plus longtemps, jusqu'à l'été 2010... Le tribunal demande la confirmation écrite du SIAAP... jusqu’a 2011... Il prendra sa décision la semaine prochaine

    Préfecture absente, la presse écrite locale fait soft, regardez ce que Berry présente ce matin sur le sujet...Pour notre information, France 3 était bien la et a traité le sujet au journal de 19h... Gilblog avait dépêché un envoyé spécial, je vous conseille de le lire

    http://www.gilblog.fr/non_aux_boues_toxiques/recul-spectaculaire.html

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