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    Le glyphosate, l’herbicide le plus controversé au monde, refait parler de lui ! Pas seulement à Commission européenne, qui n’arrive pas à se mettre d’accord sur la rallonge d’exploitation accordée à Monsanto (censée être de cinq ans à partir de décembre 2017), mais aussi dans le journal le Perche, qui a eu la bonne idée de demander l’expertise de notre association sur le terrible « agent orange » bien connu des Percherons, qui tue la terre plus vite que son ombre. 

    L’article est paru cette semaine dans le journal, il est accessible ICI. Sans surprise pour ceux qui connaissent le combat de PAE, notre association est on ne peut plus claire sur le sujet, le glyphosate est hautement nocif pour l’environnement et la santé humaine – à commencer par celle des agriculteurs eux-mêmes : « Il faut savoir que les eaux du Perche sont polluées. Certaines particules du produit se retrouvent dans les airs, au gré du vent… On le respire, on le boit, on le mange… ». L’association Génération Future a fait analyser une trentaine d’échantillons alimentaires – céréales, pates, biscottes, légumes secs, et a découvert de que 53,3 % d’entre eux contenaient du glyphosate (consulter l’enquête de Génération Future ).

    Or, malgré les tentatives de Monsanto pour minimiser les effets du glyphosate sur la santé humaine en trafiquant les études scientifiques sur le sujet (consulter l’article de Greenpeace) il est aujourd’hui admis que l’herbicide est cancérigène. La Californie, où le taux de glyphosate dans l’organisme des habitants a doublé en vingt ans, est en conflit ouvert avec Monsanto qui refuse catégoriquement que l’Etat impose sur ses bidons de poison chéri un avertissement sur les risques encourus par les usagers. Pire, ainsi que le rappelle PAE dans l’article du Perche en se basant sur une expertise collective de 2013 de l’INSERM (l’institut national de la santé et de la recherche médicale) : « Parkinson ou Alzheimer ont un lien prouvé et fort avec l’exposition aux pesticides, entre autres, avec le glyphosate ».

    Malgré ces données alarmantes, l’Orne reste un gros consommateur de glyphosate, ainsi que le souligne PAE : entre 2009 et 2016, 6 618 tonnes ont été déversés dans le département, contre 5 363 à l’échelle nationale. De gros efforts son faits pour limiter l’usage de l’herbicide, mais ce n’est pas encore suffisant. Pour PAE, il faut une solution radicale, avoir le courage d’interdire cet herbicide. L’Union européenne sera-t-elle capable de tenir tête au géant Monsanto ? Pour l’instant, la commission  se heurte à la résistance de quelques pays, notamment l’Italie et la France, qui veulent réduire le délai à trois ans. L’UE devrait parvenir à un accord d’ici la fin du mois, croisons les doigts pour qu’elle évite le pire et adopte… le moins pire. 

    Glyphosate : PAE s’exprime dans le journal le Perche

     


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    Le samedi 11 novembre à 20h, à l’espace Octave Mirbeau de Rémalard, PAE fait sa rentrée avec un invité prestigieux : le glaciologue, climatologue et spécialiste du réchauffement climatique mondialement reconnu, monsieur Jean Jouzel, qui donnera une conférence sur le thème : Réchauffement climatique : il est urgent d’agir ! 

     

    Jean Jouzel a été au premier rang des scientifiques qui ont mis en évidence l’existence de l’effet de serre et alerté sur ses conséquences sur le climat – notamment par ses recherches sur les glaces de l’Antarctique et du Groenland, récompensées par la médaille d’or du CNRS en 2002. Vice-président du Giec (Groupe d’expert international sur l’évolution du climat, Prix Nobel de la Paix en 2007) de 2002 à 2015, cela fait des années que Jean Jouzel ne cesse de tirer la sonnette d’alarme, se faisant un devoir d’informer aussi bien les décideurs, économiques et politiques, que le grand public sur le danger que représente le réchauffement climatique, prêchant parfois hélas dans le désert mais sans jamais baisser les bras. Aujourd’hui, nul – à part Donald Trump ! – n’oserait nier la réalité de ce phénomène tant ses conséquences sont devenues visibles, palpables à l’échelle de la planète toute entière : pics caniculaires, inondations, tempêtes, sécheresses, etc. La Bretagne s'est réchauffée de 1,5 °C depuis le milieu du XXe siècle ! Les glaces fondent, élevant le niveau de l'eau de 20 cm depuis 1900.

    Si rien n'est fait, vers 2075, les maximales journalières seront certaines années plus chaudes de 12 à 13 °C dans l'est de la France, de 8 °C en Bretagne. Et cela sur des températures dépassant déjà 40 °C! On atteindrait ainsi 50 à 55 °C dans certaines régions. Le réchauffement est malheureusement inéluctable mais, selon tous les scientifiques et les experts de la question, si nous réussissons à limiter l’augmentation de température à + 2 °C à l’horizon 2100, alors nous pourrons nous adapter à la nouvelle donne climatique. Au-delà, les conséquences seront catastrophiques, y compris pour un pays comme la France. Les accords de Paris oscillent entre les deux, préconisant de juguler l’augmentation entre + 3 et + 3,5 °C.

    Aujourd’hui, la grande question est : peut-on encore agir, et comment ? C’est ce sujet oh ! Combien sensible qu’abordera Jean Jouzel dans sa conférence, et à laquelle il tentera d’apporter des éléments de réponses. Avec une conviction : l’avenir de nos enfants se joue maintenant, tout de suite.  

    La conférence sera suivie d’un débat, l’entré est libre et gratuite. Venez nombreux !

     

    Climat, agir pour éviter le pire : une conférence débat avec Jean Jouzel

     Jean Jouzel

     


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  • C’est le moment pour tout le monde, y compris pour PAE, de souffler un peu avant la rentrée. En attendant le programme de l’automne – avec une grosse surprise, mais chut ! PAE la dévoilera en temps voulu – voici le bilan des actions et de l’activité de notre association durant le printemps et l’été 2017.

     Mars/avril :

    Reprise des ateliers TAP (Temps d’activité périscolaire) à l’école de Préaux du Perche. Nous avons repris les mêmes outils que l’année précédente (voir article « PAE emmène son assiette à l’école : bilan des TAPs »). Nous avons travaillé avec des CM2 et avons eu l’heureuse surprise de découvrir des enfants qui avaient déjà de bonnes notions de base sur le lien entre la santé, le bien-manger et l’environnement, ainsi que des familles très sensibilisées.

     Mai/juin : Deux mois assez chargés !

     1 - Suite à notre assemblée générale et aux échanges que nous avons eu avec les représentants du Parc Naturel Régional du Perche, Il a été décidé que PAE participerait à deux commissions du parc, Aménagement Durable et Environnement. C'est pour notre association une reconnaissance du travail accompli au quotidien. De plus nous avons été invités par la région à participer à l'élaboration du Plan Régional Environnement Santé, et étions présents aux deux réunions qui concernaient notre département de l'Orne.

    2 - Notre association a aussi participé à une enquête d'utilité publique sur la demande d'autorisation de dérivation, de prélèvement, de mise à disposition de l'eau en vue de la consommation humaine et d'instituer des périmètres de protection autour du captage du « Verger », commune de Bretoncelles. PAE s’est déclaré tout à fait favorable à la demande du Syndicat Départemental de l'Eau commune de Bretoncelles, nonobstant quelques réserves et recommandations, à lire dans sa note finale ICI.

     3 - Un autre dossier important : la consultation publique concernant les arrêtés préfectoraux « Phyto » pour l'Orne, qui définissent les points d'eau et réglementent l'utilisation des produits phytosanitaires à leur proximité. Malgré des aspects positifs, notre association estime que le projet proposé en consultation publique ne prend pas la mesure de l’urgence à limiter drastiquement la pollution des eaux par les pesticides afin d’amorcer une reconquête de leur qualité. Pour avoir tous les détails de ce gros dossier, lire l’article : « Le nouvel arrêté préfectoral « phyto » : Insuffisant ».

     Juillet :

    Notre dernière action avant la pause estivale : l’enquête publique concernant le Plan Local d'Urbanisme Intercommunal de la CDC des collines du Perche. Notre association n'a pas donné d'avis défavorable, mais souhaite que le projet évolue favorablement pour la préservation de l'environnement et notamment les zones humides (pour lire la note finale de PAE, c’est ICI).

     

    Bonnes vacances à tous !

     

     

     


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    Le mois de juin a été chaud, y compris pour PAE. Alertée par des adhérents, notre association a eu vent qu’une consultation publique était ouverte à propos du nouveau projet d’arrêté préfectoral relatif à l’épandage des produits phytopharmaceutiques – soit, dit plus simplement et plus justement, des pesticides - dans le département de l'Orne.  PAE a planché sur ce projet et à rendu sa note. Verdict : peut vraiment mieux faire.


    Le 4 mai 2017, après un an de débats houleux, un nouvel arrêté  réglementant le cadre général de l'utilisation des pesticides et de leurs adjuvants a été publié au journal officiel. Il remplace  l'arrêté de 2006 qui jusqu'à présent fixait les conditions d'utilisation des pesticides et qui a été, en juillet 2016, abrogé par le Conseil d'Etat pour vice de procédure.
    Les préfets étant tenus de prendre des arrêtés tenant  compte des particularités hydrographiques de leur département dans les deux mois qui ont suivi la publication de mai, les deux arrêtés préfectoraux pour l'Orne ont été soumis à la consultation du public aux dates suivantes :
     
    - Arrêté définissant les points d'eau en application de l'arrêté interministériel du 4 mai 2017 relatif à l'utilisation des produits phytopharmaceutiques : du 31 mai au 22 juin 2017.

    - Arrêté visant l'interdiction d'épandage des pesticides à proximité de l'eau, reprenant les dispositions de l'arrêté dit "fossés" de 2011 : du 7 au 30 juin 2017.

    Pour avoir accès à ces arrêtés, cliquer ICI  

    Fin juin 2017, PAE déposait son rapport, dans les temps ! Cette note pointe précisément les manques et les insuffisances, nombreuse, de l’arrêté interministériel : manque d’ambition du point de vue de la Santé publique et de la protection de l’environnement, escamotage de nombreux cours d’eau sous prétexte qu’ils ne sont pas répertoriés par l’IGN, non prise en compte de zones humides tels les fossés, les puits et forages, les mares, etc., l’absence d’intégration des zones Natura 2000, etc.

    Conclusion : compte tenu des insuffisances de ce nouvel arrêté interministériel, « aucune association de défense de l'environnement ne peut l’approuver ». C’est clair !

    Pour consulter la note de PAE, cliquez ICI.

     

     



     


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